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Plus jamais ça !

10 février 2008 12:38
 
 

J’aime pas les gens, c’est pas nouveau. Mais alors la pire torture que puissent m’infliger mes parents c’est vraiment d’aller chercher le pain un dimanche matin !
 
Sans compter les 15 minutes à pieds pour aller jusqu’à la boulangerie (disons que ça me fait mon sport du jour mais putain quand tu viens de te lever, t’as pas envie quoi !), c’est surtout 15 minutes durant lesquelles t’as le temps se croiser la voisine toxico, le concierge pervers de l’immeuble d’à coté et la vieille peau de service… Quelle joie de vous voir, et vas y que j’te balance des sourires hypocrites dans tous les coins. Oh oui, ça m’fait tellement plaisir de croiser vos tronches de cul !
Et une fois dans la boulangerie, c’est encore pire. Obligée de se mêler à la foule de gens qui se presse et qui fait la queue pour trois quignons de pain. Et une fois de plus, y’a papy et mamy juste devant qui savent pas quoi prendre et qui se dispute. « Mais on avait dit qu’on prendrait une baguette avec des graines – Nan ça c’était la semaine dernière, aujourd’hui, c’est une baguette normale – Mais non j’te dis – Mais si… » Mais putain, prenez les deux et faites pas chier, merde ! Et puis y’a la grognasse avec sa poussette et ces 15 gosses qui courent partout ! C’est vrai que c’est super marrant une boulangerie, pour jouer à chat. On peut s’cacher dans les jambes de gens. Mais bordel, si t’es capable de les tenir tranquille laisse-les à la maison. Au moins ils feront chier personne ! D’ailleurs le prochain p’tit morveux qui s’accroche à moi, il s’prend mon genou dans la gueule. Bah ouais, faut bien que j’avance ! Et enfin quand c’est ton tour, la boulangère te dit bonjour, avec une vois sirupeuse, pleine de miel qui dégouline, et t’es obligé de répondre de la même façon. Faut pas avoir peur de faire d’l’hypoglycémie dans ces cas là ! Quel cauchemar ! Mais enfin tu ressors, avec tes deux baguettes en mains, soulagée ! Un vrai parcours du combattant !
 
Vraiment, j’aime pas les gens ! Plus jamais ça !
 
 
PS : Un jour si j’sais pas quoi faire, j’écrirais un jeu vidéos ! Avec les 3 boss du niveau trottoir, super papy-mamy, la nympho et ses sales morpions qui s'accrochent et te lâchent plus, et la grosse brioche sucrée géante lvl 80. J’suis sure ça fonctionnerait !

Humeur: Grincheuse

Les affres de mes nuits

5 février 2008 11:20
 
 

Ca me perturbe tous ces rêves, tous ces cauchemars, toutes ces horreurs. Pas besoin de s’appeler Jung ou Freud pour les interpréter. Y’a pas à chercher loin, ils ne sont que le reflet de mes peur les plus profondes, de mes angoisses, de ce malaise qui bouillonne en moi et me tord les boyaux sans fin. J’ai toujours été d’une nature anxieuse, stressée. Je stresse le matin en me levant pour aller en cours « et si le train était en retard ? », je stresse dans les transports en commun «  et si jamais je ratais ma station ? », je stresse dans la rue « et si j’me faisais agresser ? », je stresse en cours « et si je comprends pas tout ? »… Partout, tout le temps, je m’inquiète, j’ai le tract, j’ai mal au ventre. Et maintenant, je stresse même quand je vais me coucher… De retrouver ses peurs que j’essaye d’oublier mais qui sont là malgré moi. Ces peurs que la journée je ne montre pas, mais qui, la nuit, ont alors tout le loisir de se libérer, de s’exprimer et de me torturer ? Et de ne pas me réveiller, de rester plongée dans un éternel sommeil, voguant au gré de ces rêves effrayants. Faut que j’me mette au diazépam pour avoir la paix, au moins pendant la nuit ? Je refuse d’en venir à ça, ce serait me soumettre, m’incliner devant mes peurs, et alors j’aurais perdue. Non, c’est hors de question, même avec les foies, même dans la panique, j’affronterais une à une mes hantises. Jusqu’à retrouver un sommeil sans rêve. Jusqu'à avoir vaincue mes propres obsessions.
 
Mais pour l’instant je suis troublée, tracassée, tourmentée par toutes ces images. Et je n’ai même pas à me poser des questions, je connais déjà les réponses. Ils attaquent maintenant, parce que je suis plus sensible. Parce que c’est maintenant qu’ils m’atteindront le plus facilement. Ils attaquent sur des sujets et des choses qui me tiennent à cœur, des choses que j’ai peur de voir s’éloigner, des personnes que j’ai peur de perdre. Et ils attaqueront sans relâche, jusqu’à ce que je sois épuisée de lutter, ou jusqu’à ce que mes craintes disparaissent parce que l’on m’aura rassurée… Mais en attendant que revienne le calme, il suffit de croire à la victoire.
 
Ne suis-je pas le propre maitre de mes rêves ?

Humeur: Anxieuse