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La Cours des Shadoks

31 mai 2008 10:38
 
 

C'est là où je travaille !

Petit lien avec des photos de la cours. Mon bureau c'est la fenêtre au fond en face, 1er étage, à droite. :D

Humeur: Indécise

Projet avorté

18 février 2008 16:56
 
 

Ca fait quelques temps déjà que j'avais écrit ce texte. le décor était planté dans ma tête, j'avais prévu d'en faire une pièce de théâtre façon tragédie grecque où les personnages deviennent fous, meurtriers, suicidés et finissent seuls, chacun de leur coté après s'être déchirés les uns les autres. Oui, c'est ce qui était prévu. En trois actes. Le synopsis était déjà écrit, il ne me restait qu'à rédiger le tout. Mais finalement, j’ai jamais trouvé le courage d’écrire la suite. Ca devait pas être fait pour moi. Peut-être qu’un jour ? En attendant, je vous livre en bloc le début de cette pièce inachevée, monologue de l’un des personnages principaux.
  
Dieu que la vie est violente ! Dieu que la vie est violente quand on est en proie à divers mensonges, obligés d'affronter des attitudes empreintes d'hypocrisie et de fierté, de la part de ceux qui prétendent nous aimer, pour mieux cacher ainsi, derrière cette feinte excuse, l’aberration de leurs actes. Et ce, dans le seul et unique but purement égocentrique de rejeter l'entièreté de la faute sur les plus faibles, et, par la même occasion, se faire passer pour ce qu'ils ne sont pas plus que les autres, victime. Et jamais l’idée de ranger leur fierté et d’assumer leur part de responsabilité ne les aura effleurés. Mais personne n'est définitivement blanc. Encore moins ceux là, qui agissent avec autant de fausseté, ces mêmes êtres sournois qui cherchent à enfoncer un peu plus ceux qui n'en n'ont pas besoin. C'est tellement plus facile de laisser croire aux autres qu'ils sont leur propre bourreau, celui qui les mettra à mort. Et malgré ça, ils en arrivent quand même à se sentir ainsi libérés, soulagés, et se délecteraient presque de l'air iodé des larmes qu'ils font couler. Et devant une telle satisfaction malsaine, je ne peux que m'incliner… pour mieux laisser couler l'âpre liquide qui me pique la gorge quand je les vois.

Humeur: Indécise

Démotivation chronique

14 janvier 2008 11:04
 
 

Envie d’impossible, besoin de renouveau, changer le quotidien.
Je crois que ma vie est un problème. A moins que ce ne soit dans ma tête…
 
 
A rester seule chez moi, je m’ennuie. Et pourtant, avec Internet, je pourrais avoir le monde à mes pieds, voyager, rêver. Mais non. Cela ne me suffit pas. Il me faut plus que des rêves. Il me faut du réel, du concret. Il me faut… autre chose.
 
Aller en cours, j’aime ça. J’aime mon université, j’aime ses profs, mais une frontière se dresse entre les autres élèves et moi. Aucun lien ne se tisse, comme si un mur invisible, et pourtant si présent, empêchait toute forme de contact autre qu’un simple bonjour, de loin, par-dessus la clôture. Comme s’il était écrit « danger, électrifiée, ne pas approcher ». Alors, je reste seule, j’écoute, j’observe, perdue dans mes pensées. Jusqu’à ce que l’heure du dernier cours ne me délivre enfin de ma citadelle. Et je m’engouffre dans les rames bondées du métro qui me ramènera chez moi, seule. Dans ma tour d’ivoire.
 
Ah, et les examens… Je les oublierais presque, mais jamais tout à fait. Pourtant j’aimerais. Je ne suis jamais assez prête pour ça. Je ne suis jamais à l’aise, mais c’est bien le seul moment où on se retrouve tous dans le même bateau. Comme ce marin solitaire dans sa traversée des sept mers, affrontant en combat singulier Mobydick et autres monstres des profondeurs, je combats l’angoisse de la copie blanche, avec pour seule arme, un stylo. Bleu. Comme l’océan.
 
Un océan si calme, à la surface lisse et réfléchissante, et si agité à la fois, quand des lames de fond viennent m’emporter. Alors je me noierais bien dans ces eaux glaciales et salées. Mais non. Ca n’est pas pour maintenant. Alors il faut se débattre, nager contre le courant, et tenter de rejoindre la rive qui s’est déjà trop éloignée. Le combat semble perdu d’avance, mais il ne faut jamais renoncer.

Humeur: Indécise